04.03.20 Des candidats militaires démotivés ou en échec de formation à l’entrée des casernes ? 

Malgré nos remarques sur les modalités de la réinstauration de la garde professionnelle, la Défense a aujourd’hui décidé de poursuivre son projet.
Concrètement, pour garantir l’opérationnalité des unités dans certains quartiers concernés (Burcht, Beauvechain, Flawinne, Brasschaat, Spa, Amay, Kleine Brogel, Florennes, Marche-en-Famenne, Leopoldsburg, Tielen et Grobbendonk), des candidats volontaires ou sous-officiers qui ne veulent ou peuvent continuer leur formation de base pourront être repris dans les gardes professionnelles !

Cette nouvelle opportunité ne va-t-elle pas démotiver ces candidats à terminer leur formation pour choisir cette possibilité « facile » mais temporaire ? N’est-il pas étonnant de mettre également de garde certains candidats qui ont des difficultés professionnelles, physiques ou médicales comme militaire ?

Alors que la vision stratégique de 2016 ne jurait que par l’externalisation en supprimant une grande partie du « travail faisable » pour les militaires, nous constatons déjà les premiers effets du manque de vision à court et moyen terme ! En effet, après la sécurité entre autres dans les rues, les sites nucléaires et les prisons, les militaires sont cette fois utilisés pour résoudre celle… de leurs propres casernes !

Lors du Haut Comité de Concertation Règlement de ce jour sur la question de l’adaptation du règlement sur la formation de base des candidats militaires du cadre actif, le SLFP-Défense a remis un avis défavorable.