25.09.15 Les affaires reprennent

Depuis les vacances d’été, le gouvernement fédéral Michel I est penché sur des dossiers importants tels que la crise des demandeurs d’asile, le virage fiscal, mais aussi notre avenir au sein de la Défense.

De source informelle, le SLFP a appris que le plan du ministre de la défense Steven Vandeput, dans lequel il demande un investissement de 1,6% du PIB pour 2030, n’a pas obtenu le feu vert du cabinet restreint et que l’Etat-major de la Défense a reçu, une nouvelle fois, pour mission d’élaborer de nouveaux scénarios. 

De grandes insuffisances en personnel

En conséquence des fortes économies réalisées au sein de la Défense, on risque de devoir non seulement continuer à travailler avec du matériel vétuste, mais la Défense est entretemps également confrontée à de grandes insuffisances en personnel dans toutes le composantes et particulièrement dans les unités combattantes de la composante Terre. Par le biais du site mil.be on recherche toutefois des techniciens et des cuisiniers. La Défense reste malgré tout un employeur attractif, car il y a plus de 6.000 candidats pour seulement 700 emplois à pourvoir.Le rec rutement n’échappe pas non plus aux mesures d’économies, car au cours des dernières années, on parlait de plus de 1.500 emplois à pourvoir. Il est clair que les insuffisances en personnel ne seront pas comblées, avec toutes les conséquences que cela implique.

Les demandeurs d’asile

La Défense met son infrastructure à disposition pour une longue période pour recevoir le flot incessant des demandeurs d’asile. Notre organisation n’est pas opposée à ce que la Défense apporte aussi sa contribution, une de ses tâches consiste en l’aide à la nation et place par ailleurs le département sous un éclairage positif. Mais en tant que syndicat, nous devons veiller à ce que les mesures nécessaires soient prises en vue de préserver la mission de la Défense et le bien-être du personnel. 

Il est grand temps

Entretemps, le plan stratégique du ministre Vandeput, initialement promis et attendu en avril 2015, se fait attendre. On est dans l’incertitude. Le personnel en général et nos affiliés en particulier veulent maintenant plus que jamais voir clair dans leur avenir, et ils y ont droit. L’incertitude ne peut persister. Elle provoque chez de nombreuses personnes une lourde charge psychosociale.